Continuités écologiques et aménagement des espaces naturels

Auteur.e.s

Thomas Siméon

Université

PIREN-Seine

DOI
https://doi.org/10.26047/PIREN.rapp.ann.2011.vol39

Suite à un appel à projet lancé par l’agence de l’eau Seine-Normandie, relayé par chaque unité hydrographique dont la Direction Territoriale des Vallées d’Oise, la Trye fait l’objet d’une restauration hydromorphologique de son tracé. Ce cours d’eau d’environ 5,7 km se situe dans le marais de Bresles alimenté par des puits artésiens, et se jette dans le Thérain, un affluent de l’Oise. Les activités qui se sont succédées dans cette rivière ont eu raison de sa sinuosité naturelle et de la vie rivulaire qui s’y développe. Dès lors, l’objectif de ce projet est de rétablir la continuité écologique du milieu, le reméandrage du lit mineur et de ses fonctions dynamiques et naturelles étant le moyen d’y parvenir. Les opérations envisagées correspondent au niveau R3 du « Manuel de restauration hydromorphologique des cours d’eau » publié par la direction de l’eau, des milieux aquatiques et de l’agriculture de l’agence de l’eau Seine-Normandie. Ce projet et ce manuel répondent aux objectifs européens, intégrés dans la loi française le 21 avril 2004, en matière de politique de l’eau. La directive européenne cadre sur l’eau du 23 octobre 2000 fixe ainsi parmi ses buts principaux l’atteinte du « bon état écologique et chimique » de toutes les eaux communautaires d’ici à 2015. A cet égard, « les caractéristiques physiques sont souvent signalées comme limitantes pour l’atteinte du bon état écologique ». L’agence de l’eau Seine-Normandie a donc mis en place la démarche Sites Ateliers pour répondre à ces demandes et se place en principal financeur. La Trye a été sélectionnée parmi les Sites Ateliers, grâce à la candidature portée par le Syndicat Intercommunal d’Aménagement et d’Entretien de la Trye et de ses affluents, qui assure aujourd’hui la maîtrise d’ouvrage du projet. Ceci n’est pas sans soulever de nombreux conflits d’usages et des visions différentes de la nature, tant au niveau local qu’à des échelles plus larges. La présence de la cressiculture dans le marais interpelle sur les conséquences hydrauliques du reméandrage, notamment en terme d’écoulement des eaux. L’aire de repos communal du Bélier et la réserve de chasse du marais se distinguent par deux manières radicalement différentes de s’approprier l’espace et de penser la nature. Une telle situation permet d’observer et d’analyser comment s’inscrit la continuité écologique dans le territoire. Quels sont ses objectifs, ses principes, son fonctionnement et quelle nature se définit dans cette recherche de continuité ?

jean-marie.mouchel@upmc.fr

Rapport de stage