Rétention des nitrates par tronçon de cours d’eau dans le bassin de la Seine

Auteur.e.s

F. Curie, A. Ducharne, H. Bendjoudi, P. Viennot

Université

EPHE, UMR 7619 Sisyphe, ENSMP-CIG

DOI
https://doi.org/10.26047/PIREN.rapp.ann.2007.vol29

Les zones humides riveraines sont des environnements capables de réduire significativement les concentrations en nitrates des eaux qui les traversent (Burt and Pinay, 2005; Hill, 1996). Deux processus majeurs sont à l’origine de la rétention des nitrates : le prélèvement par la végétation et la dénitrification (Haycock et al., 1993). Parmi ces deux processus, seule la dénitrification permet d’éliminer définitivement les nitrates en les transformant en N2 (gazeux). L’azote prélevé par la végétation est, quant à lui, relargué lors de la minéralisation de la litière et ne constitue donc qu’un processus temporaire de rétention. Bien que ces capacités d’épuration fassent l’objet d’un consensus dans la communauté scientifique, celles-ci demeurent difficiles à quantifier que ce soit à l’échelle locale ou à l’échelle plus globale du bassin versant (Hattermann et al., 2006; Montreuil and Mérot, 2006). Notre objectif est de caractériser la rétention des nitrates à l’échelle régionale du bassin de la seine et d’identifier les facteurs contrôlant la rétention à cette échelle. Lors d’une première étape nous avions estimé des taux de rétention en réalisant des bilans de nitrate dans des bassins versants de différentes tailles emboîtés les uns dans les autres. Afin d’améliorer les résultats obtenus lors de ce précédent travail, nous avons décidé de désagréger les bassins versants, ce qui permet de calculer des taux de rétention indépendants les uns des autres et de travailler sur des tronçons de bassins versants ayant des caractéristiques plus homogènes. La méthodologie par tronçon employée intègre les processus éliminant les nitrates dans les zones ripariennes et dans les cours d'eau eux-mêmes.

Florence.curie@ccr.jussieu.fr